Le pied - Haiku Taol kurun 2010 - AdultesThème : le piedThème : le piedThème : le piedThème : le piedThème : le pied

Porte de derrière
pied de biche et pas feutré
au clair de la lune.
Où vont mes pieds
dans la boue et les feuilles mortes
j'avance.
Première neige –
le cireur de chaussure
et ses empreintes.
Les pieds des enfants
changent la direction –
vol de papillon.
Matin d’automne –
le cireur de chaussure
retrouve un éclat.
Au pied de la dune
des crottes de lapin
en pagaille.
Ses pieds usés par le sel
et dire
que l'herbe est si fraîche !
Marée basse
du bout de la botte la fillette
taquine l'étrille.
Chaise longue -
mes pieds aussi
ont vieilli.
Fin d'étape -
au pied du mur
les chaussures se reposent.
Par mégarde
mon pied
sur une jacinthe sauvage.
Pour toute lumière
sur le chemin de Saint-Jacques,
une ampoule au pied !
Dès qu’elle entre en piste
– miracle ! – les danseurs oublient
son vilain pied bot.
Au pied du sapin
les Rois mages se chamaillent
pour la Nintendo.
Un raccourci
les herbes piétinées
n’arrivent plus à se lever.
Elle est partie comme l'été
une vague déchaînée
efface les traces de ses pieds.
Un petit ruisseau montagneux
âpres l’avoir escaladé
j’y trempe mes pieds.
Pas le temps
de voir leurs visages
juste leurs chaussettes à clous.
Pieds cuirassés
qui cherchent dans le TER
Quimper – Quimperlé.
Deux pieds de satin
se pointent en éclairs blancs :
entrechats et rats.
Traces dans le sable
promenade d’amoureux :
étreintes de sel.
Des verres à pieds
roulez nectars sous la langue
nouvelles vendanges.
Chapelle en ruine
au pied des collines
sur deux notes, le grillon !
Pieds nus qui dansez
dans la première neige
bacchanale des sommets.
Nuages égarés
pâleur qui s’attroupe
au pied des falaises.
La rumeur des vagues –
sur le sable ardent
les traces des pieds.
Clair de lune –
la neige crèpite sous le pied
violon désaccordé.
Chute de neige dense –
un pauvre pied-bot
cherche le chemin.
Au pied de la Vierge
dans la mousse humide
un chapelet oublié.
Le pied se glace et meurt
dans l'eau du torrent,
Le soleil sourit.
Tango argentin
corps en sueur
des pieds en transe.
Caresse de deux pieds
sous la table,
impatience d'adultère.
Il saute sur une mine,
un pied lui manque,
il le sent à jamais.
La fille poussée dans le dos
se tord le pied
la faute au vent ?
Des milliers de pieds
sur le pont de Manhatan
courir pour quoi ?
La fillette à cloche-pied
sur les carré de la marelle
s'envole vers le soleil.
Scène charnelle
d'un pied à l'ail
qui s'ennuie dans une assiette creuse.
Croque mitaines
mes mains sont à tes pieds
mange, mange le doux beignet rose.
Bergère de la nuit
foule aux pieds
leur folie grégaire.
Nos propres orteils
sont attendrissants
comme un résidu d’enfance.
Comment deviner
sans l’art du boiteux
que la marche est une grâce ?
L’équité gît dans nos pas
pied mis devant l’autre
n’est pas favori.
Mes pieds tout chauds
S’aventurent hors du lit
Le parquet est froid.
Ses pieds si petits
Dans l’empreinte de mes pas.
Sa joie si grande.
Depuis longtemps porte
ce corps viellissant, usé
fatigué des ans.
Pas à pas, j'avance
sur ce sentier inconnu
vers je ne sais où...
Le pied de l'Amour
ce plaisir de deux êtres
du moment exquis.
Elle à petits pas
lui derrière maugréant
orage en suspens.
Paris au mois d'août
les pieds dans l'eau seul au monde
il joue du saxo.
À l'aube radieuse
au pied du prunier en fleurs
un oisillon mort.
Sans but il marche
dans ses haillons puants.
Son chien le suit.
Seule et à pied
égarée dans la nuit
la voie lactée.
Pieds dans la neige
sans raquettes ni crampons
ni chaussettes.
Plus de mille brebis
un seul berger aux pieds nus
sa voix chaude.
Toujours à pied, il marche
comme si sa vie en dépendait,
le mille-pattes.
Musique de jazz.
Malgré des visages impassibles,
sous les tables, des pieds s’agitent.
Sous mes pieds, il gémit
le vieux pont de bois.
lui aussi vieillit...
Mes pieds en éventail -
deux ailes de papillon
dans le bleu de l'été.
Premier été -
entre ses petits pieds
glisse l'océan.
Devant moi... mes pieds...
l'océan...
- un tout petit poème.
Pied, pas porte moi
à travers chemin, sentier
dans cette nature.
Pieds et poings fermé
fonce à cent à l'heure
dans cette vie.
Pied, petit et grand
dans cette neige fraîche
nos pas marqués.
Sieste à la plage -
les gamins ensablent mes pieds,
je feins de dormir.
Pluie d'automne -
au réveil la douleur aiguë
du pied amputé.
Le pied tout mouillé,
l'épouvantail a les yeux
perdus dans le vague.
Le faubourg
s'élargit sur la campagne
à l'endroit de mes pieds.
Au pré dru le goût de menthe
moi grand papillon
surgit d'entre mes pieds.
Tête à tête
mon pied au bord de tes lèvres
- conversation.
Torride journée -
pieds nus enfin libérés
fraîcheur des dalles.
Tourner la clef -
délaisser ses talons aiguilles
pour des mules.
Averse soudaine
dans les sandales mouillées
deux pieds qui barbotent.
Printemps au ruisseau
les petits poissons frétillent
autour de mes pieds.
Danse de l'an neuf
sur les souliers de son père
les pieds de l'enfant.
Souvent coupables,
mains blanches, pieds maladroits,
corolles et lys.
La balle
s’est collée à mes pieds -
a mis du soleil.
Genoux –
la force des croix vivantes
il peut la lumière.
La lumière verdâtre
Renforce l’âme des paysans -
Agenouillés.
Pleava grâului
mi s-a lipit de tălpi -
a zidit soare.
Ingenunchează -
puterea crucilorvii
plouălumină.
Lumină verde
Au plugarii în suflet -
Pleacă genunchii.
Le son des pas noirs
met les pieds dans un seul coeur,
sombre, inconnu.
Cinq pieds d'un vers court
peuvent devoiler l'autre monde,
meilleur, lointain.
Rire cristallin
enfin un pied devant l'autre,
bébé s'émancipe.
Pauvre unijambiste,
faire éternellement
le pied de grue.
L'homme au pied de l'arbre
se dispute avec tout un monde
un peu de fraîcheur.
La vague azurée
efface les empreintes des pas -
remise à zéro.
Prise de photos du
chargé d'affaires en pied -
couleurs de la France.
Vernis à ongles -
design des
pieds nus...
Danseur de fest-noz
ton pied léger, son amour,
la joie dans vos yeux.
Un pied devant l'autre
force amour sérénité
oui l'enfant sourit.
Donne moi ton pied
cendrillon mon amour
moi chausson de verre.