La pluie - Haiku Taol Kurun 2014 - Adultes Tous les haiku Taol kurun 2014

Ploc, ploc, la pluie tombe
et s’écoule sur les feuilles
pour laver le monde…

Le petit enfant
lance une pierre dans l’eau
ricochets des gouttes !

Avec malice
le tisserand céleste tisse
des fils de pluie…

Les enfants grandissent
ils poussent avec la pluie
douze mois par an.

Calme soir de pluie
plaisir d’origami
au son du piano.

L’automne a remis
son costume de saison
complet pluie et vent.

Deux amoureux
sous une averse de fleurs...
un cerisier se pâme.

Un arc-en-ciel
caressant l'océan vert...
danse des gouttes de pluie.

Un vent chaud
lèche les champs tout bruns
de pluie assoiffés.

La pluie nous laisse -
une grande flaque
d'eau - incontournable.

En spectacle -
une pluie torrentielle
n'applaudissez pas.

Rincer le linge
à l'eau de pluie tenace
trois jours sur la corde.

Crépuscule –
le vitrail se reflète
dans l'eau de crue.

Après l’inondation –
la porte de la maison même
le vent ne le sait plus.

Odeur de la pluie –
le géranium sur le balcon
rafraîchit son rouge.

Rêve de l'arum
elle arrive gorgée
des brumes lointaines.  

Déjeuner
puis deux heures en tête-à-tête
avec la pluie.

Matin clair, enfin !
dans la voix du coucou
la dernière ondée.

Être deux
nudités solaires
sous une pluie rugueuse.

L'orage s'éloigne
une goutte s'attarde
au coeur de l'iris.

Pluie d'octobre
gouttes lumineuses
dans le chant du coucou.

Petite pluie fine
entre les jambes de la gamine
les feuilles mortes brillent.

Il pleut au jardin
le vert et le bleu se confondent
les limaces en bavent.

Sous la tente des vacances
elle lave la vaisselle
et ses yeux se mouillent.

Sortis de la gare
leur baiser humide
de pluie.

Averse violente -
couchées sur l'asphalte
les belles de nuit.

Lourd de pluie
le hamac
ne balance plus.

Après la pluie -
nous demeurons
en plus seuls.

Rythme de la pluie -
écoutant le cœur de
mon enfant à naître.

La pluie d'été -
le flash d'un éclair
voile le ciel.

Pluie acide -
les moineaux baignent
dans l'étang fraîche.

Les nuages se vident -
les bottes de velours
de plus en plus lourds.

Nuit blanche -
le cri de la pluie étranglée
par les gouttières.

Nous nous battions,
pistolets et mitrailles quand,
le Ciel nous descendit tous.

Lumière, gouttes, diffraction,
c'est la recette,
d'un rêve éveillé.

Des gouttes de pluie
rafraîchissent le vin chaud
marché de Noël.

Une goutte d'eau
sur un verre de lunettes
prémices de l'averse.

Le crachin efface
le dessin de la marelle
où est donc le ciel ?

Bleuets massacrés
rouge sang coquelicots
averse de grêle.

Orage d'automne
trombes d'eau sur Quimperlé
avis de tempête.

Chemins inondés
un enfant joue dans les flaques
ohé matelot.

Pluie de printemps —
je sèche les larmes
de mon enfant.

Rupture —
la pluie d'automne
encore plus triste.

Averse d'hiver —
du haut des barres HLM
flotte un arc-en-ciel.

Avis de grand frais
joues mouillées
pluie de reproches.

Belle nuit d'automne
petite pluie m'accompagne
ploc, un pied dans l'eau.

Il tend la main
À la sortie du métro
la pluie tombe.

Les gouttes de pluies
dans les phares des voitures
soirée pétillante.

Frontières invisibles
lorsque la pluie devient neige,
les enfants sourient.

Deux larmes de pluie
suspendues à une feuille,
un papillon boit.

Il pleut ce matin
sur ton ventre doux coussin
des fleurs de jasmin.

Soir de pluie
ma fenêtre fait
une crise de goutte.

En quête de vers
j'écris "pluie"
dans mon carnet.

Il se jette sous la pluie
comme dans l'eau de la mare
le petit canard.

Chaleur paresse
sous le parasol attendre
attendre la pluie.

Parapluie perdu
soudain une joyeuse averse
cheveux tout frisés.

Entre deux averses
une pluie de corneilles
tente une sortie.

Vaisseaux d'encre noire
la pluie
pirate le jour.

Jour de pluie
je croque
une petite pomme jaune.

Pluie diluvienne
les oiseaux chantent à tue-tête
sous la douche.

La grosse averse
m’a vidée
de toutes mes larmes.

Pluie battante
rythm’ and blues
sur la boite de Coca.

Ballet d'automne
le vent souffle aux gouttes d'eau
leur chorégraphie.

Averse fiévreuse
là haut le ciel éternue
la forêt frissonne.

Offertes à la pluie
les larmes se déguisent
visage inondé.

Je suis déçu -
bruit confuse de la pluie
en porte verrouillée.

Larmes non supprimés -
les gouttelettes ruissellent
des peintures sur verre.

Parapluie fragile -
échangé des sourires
une douche gratuite.

Mon pied trop petit
dans les bottes de mamie !
Mes chaussettes en pluie.

Les fleurs de pommier
la rude averse d'été
semble les gracier.

Crachin sur la lande
dans la barbe du vieux peintre
un peu de ciel bleu.

Saint-valentin
son petit parapluie
trop grand pour eux deux.

L'orage s'en vient
je pose mon livre
pour écouter la pluie.

Pluie d'automne...
toute la nuit
ses sermons.

D'un bout à l'autre
de la nuit...
la pluie.

Pluie intérieure -
au beau milieu de l'évier
le bonsaï s'abreuve.

Trempé jusqu'à l'os
sous un orage romain -
humide chaos.

Fine à l'extrême
cette bruine irlandaise
me mouille à peine.

Dans les flaques
les moineaux boivent
le ciel et l’eau.

Pluie d'été
le tilleul sent
l'infusion.

Pic pic pic…
pluie et poules picorent
les flaques.

Au bec de la gouttière,
une mésange bleue,
chercheuse d’eau.

Elle se donne à l’eau
sans souci de se perdre,
la pluie.

Un soleil m’appelle
comment grimper
aux cordes de la pluie ?

Le feu est éteint
Et il pleut
T'es encore parti.

Il arrive enfin
derrière un soleil obèse
ce rayon de pluie.

Sur la vitre brisée
elle glisse de travers
la pluie en prison.

Un bruit dans la nuit
comme un robinet ouvert
il pleut dans la chambre.

Saint-Jean
le jour où dégueulent
les gargouilles.

Déluge...
me reste la plume
d'un oiseau muet.

Giboulées de mars
son petit nez fait des bulles
sur la baie vitrée.

Derrière la vitre
les masquant du voisinage
un rideau de pluie. 

Trempés
l’imper gris et son écharpe
égouttent au bar.

Au fond du café
ils guettent la fin du grain
… germe le désir.

Les plocs de la pluie
sur le toit de la yourte -
Noé dans la steppe.

Pluie de coccinelles
dans les cheveux  le cou -
été indien.

Pluie dense drue -
songer au singe de George
et son imper de paille.

Pluie d’été — amer
un carré de chocolat
sur la langue.

Pluie pluie sans cesse
la pluie — même mon ombre
s’enrhume.

L’automne sabre
l’écume des arbres
des vagues rouges à leurs pieds.

Vent chargé d’odeurs
à l’approche de l’orage
tremblement d’herbes.

Averse soudaine
sous le petit parapluie
rires mouillés.

Averse d’été –
abandonné sur la pelouse
le petit vélo.

Un frémissement
des gouttes en rafales sombres
l’Ankou se prépare.

Un carreau cassée
fricassée de gouttelettes
cuisine trempée.

Dans le clair-obscur
la pluie jongle avec ses mots
sur son cœur chagrin.

En milieu de nuit
elle a détruit mes cartons-
Dame pluie - J'ai froid.

Tu cours trop vite
entre les sillons -
abandonne les graines.

Perlée ciselée
rosée du matin
Sorcière grossière pluie d'orage.

Une inspiration.
fougères et champignons,
bruit de la pluie.

Derrière la vitre
des larmes bleues sur le verre ;
le son du silence.

Instant hors du temps ;
la magie de Brocéliande,
des fées sous la pluie.

Salle d’attente –
le son calme de la pluie
sur la fenêtre.

Pluie d’automne –
tous les mannequins dans la vitrine
avoir parapluies.

Pluie d’été –
même baiser il y a
vingt ans.

Bruine…
sur les cheveux de mon fils
gouttelettes lumineuses.

Feuilles jaunes
collées sur l'asphalte noir
arc dans le ciel.

Oh ! dans cette flaque
le soleil me félicite :
"Bon anniversaire !".

Sous la pluie
dans la sébile du mendiant
ma pièce fait floc !

Au feu rouge
seule la pluie
ne s'arrête pas.

Rien à se dire
assis au café
il pleut.

À travers la pluie
si serrée, si serrée,
je n'y vois goutte.

Ciel voilé de gris
brume irisée de soleil
clin d’œil d’arc en ciel.

Jardins desséchés -
sans fin, la sittelle lance
son cri : "Pluie ! pluie ! pluie !".

Plumé par la pluie
d'hiver, le pigeon demande
l'aide du F.M.I.

L'averse à son pas
de cent danseurs à claquettes...
Mes chaussures chantent !

Le ciel était bleu
un coup d’œil à la fenêtre
et je vois qu’il pleut.

C’est une insomnie
n’ayant pas pu fermer l’œil
de l’eau dégouline.

Pendant la tempête
qui c’est qui frappe aux carreaux ?
Nettoie tes lunettes !

Avec des traits gris
le blanc des nuages
invente la pluie.

Notes de pluie
dans l'arpège du printemps
frappent les feuilles.

Tambour de pluie
sur la fuite de la nuit
éveille le jour.

Long jeu pour la pluie -
une enfilade de perles
sur un fil de fer.

Averse sans cesse -
elle risque de noyer
la mer elle-même.

Pluie de novembre -
en tombant d'un ciel si bas
grise à son rebond.

Sur le sol en ciment
la pluie cherche en vain
son chemin.

Dans le seau rouillé
l'averse d'aujourd'hui
celle d'hier.

Averse de printemps.
Apprendras-tu à te taire !
dit mon père.

Si Google prêtait
à la pluie ses cartes… /
mon jardin aux anges.

Surpris nous étions
ce soir là sous la drache /
Le coup de foudre.

Béat l’escargot /
sous la pluie câline
l’arc en ciel éclore.

Flic, floc, flic, flaques
les arbres dégoulinent –
mon cœur aussi.

Dans l’herbe verte
bandes de lutins marrons -
miam, des mousserons.

Vérone -
Juliette pleurant à torrents
sur nos épaules.

Deux cent mille maçons
sous la pluie, passent patrons
sacrés couvre-chefs !

La pluie c'est l'ennui
deux ou trois gouttes me dégoûtent
crachin m'est chagrin.

Il pleut sur les landes
et la Bretagne d'antan
est sur vos épaules.

Frisson dans le dos
la pluie sur les feuilles jaunes
j'attends l'hiver sec.

Le ciel en eaux
transie de froid, je grelotte
vite le radiateur.

Par ma fenêtre
branches rouges et jaunes
seule cet automne.

Jour d'hiver en blanc
dans les cieux un vol de nuit -
seulement le corbeau.

Eau de pluie froide
sur ton visage hivernal
gouttes de larme mêlées.

Pluie sur la plage
le ciel embrasse la mer,
un goéland pleure.

Sur ton beau visage
coule, au frisson d’un sanglot,
une larme de pluie.

Ensemble,les feuilles
du pommier et des oiseaux
valsent sous la pluie.

L'été agonise.
Ôtant ma robe de lin
j'accueille la pluie.

Duo sous la pluie.
de branche en branche l'oiseau saute
et les feuilles dansent.

Ciel d'or et de cendres
pluie mordante sur les tours
Fukushima meurt.

La puie toussote
s'enrhume et devient flocon
Alyz en neige urbaine.

Coup de gomme
la ville embrumée
surprise sous l'ondée.

Deux sans-abri
sous un parapluie -
partage du mégot.

Quitter le théâtre
sous la pluie battante
tonnerre d’applaudissements.

Vêtir mon imper
me sentir maussade
un jour de plus.

Pluie de fleurs.
Comment composer un chant
pour l'éternité ?

Jour des Morts -
le bruissement de la pluie
sur des feuilles mortes.

Journée frustrante -
sous la pluie tiède de la douche
tout le stress s'écoule.

Feuillage sous la pluie
parfume mes pensées
sous-bois millepertuis.

En fin de gris
accouchement de gouttes
de pluie.

L'eau
tombée trop vite
s'attarde sur la route.

Le poème horizontal
des flaques
croît dans les prés.

Ciel sombre –
sur l’asphalte chaud
l’odeur de la pluie.

Pluie persistante –
par la soie de la grenouille
l’étang verdi.

Pluie d’automne –
cachée dans le vieux clocher
une chouette blanche.

Un saule pleureur
au-dessus de sa tombe
retenir la pluie.

Le ciel s'éclate
abritée sous le porche
attendre l'éclaircie.

Une goutte d'eau
se fond dans la précédente
marée humaine.

Visage collé
à la vitre ruisselante
le temps s'éternise.

Pluie drue
seuls les pigeons heureux
sous la douche.

Matin de Toussaint
la pluie sur les visages
efface les larmes.

Le vieux porteur d'eau –
la pluie longtemps attendue
touchant un sourire.

Pluie de novembre –
quelques larmes se cachent
parmi les gouttes.

Le son de la pluie –
des feuilles rouges brûlent
au bord de la nuit.

Après la pluie,
une carotte, deux marrons :
bonhomme de neige.

Crachin de solstice –
le brise-lames, glacé,
plonge sous les vagues.

En vagues serrées,
détrempant tout au passage,
viennent les ondées.

Les yeux en larmes -
sur la tombe de ma mère
la première pluie.

Au seuil de l'année -
dans le rythme de la pluie
aucune hésitation.

Pluie d'été -
le clochard savoure
l'infusion de tilleul.

Courses de Noël -
nettoyer sur son visage
les traces de pluie.

Rendez-vous -
juste une averse
entre nous.

Pluie -
les pissenlits
échevelés.

Pluie de pétales
sous les cerisiers en fleur -
larmes en cascade.

Bourrasque de pluie -
son parapluie tout retourné
sa robe aussi.

Pluie torrentielle
tant de baleines à terre -
drôle de pépins.

La vigne cuivrée
crépite sous les gouttes -
averse d'automne.

Déjà dix jours
pluie, pluie, toujours la pluie -
où se terre le soleil ?

Drapée de pluie
la statue du jardin public
sourit.

La pluie me rassure
j'habite bien en Bretagne
ces jours derniers.

Ciel gris blanc gris noir
sans mélanger les nuages
harmonie des pluies.

Les feuilles frémissent
bruit de pluie fine
qui ne mouille pas.

Devant les flammes de ma cheminée
je reste pensive, évasive,
aux perles de pluie ruisselant sur la fenêtre.

Dans la lueur des phares
le pare-brise est tout embué
j'ai peur et l'essuie-glaces passe et repasse.

Au crachin du crépuscule
j'ai la nostalgie
de ballades irlandaises de nos voyages.

Il peut toujours pleuvoir
grand plaisir sous le parapluie
arc-en-ciel.

Doucement serrés
partager le parapluie
sauter les flaques.

Averse soudaine
vite ouvrir le parapluie
face au vent.

La pluie du Printemps.
elle chuchote aux âmes ouvertes :
la Nature éclôt…

La pluie fait des lignes
sur les fenêtres en poussière –
et nous fait rougir…

La pluie nous caresse.
Elle nous chasse des rues.
Mais elle peut nous tuer…

Après la chanson
salve d’applaudissements –
la pluie aux carreaux.

Ma cabane en bois
où, sur la tôle, la pluie
pianote des doigts.

Pluie et vent d’automne –
sale temps auquel convient
le mot de Cambronne.

La pluie d’automne
déshabille les arbres
mon âme mise à nue.

Averse !
les gerris dansent
entre les auréoles.

Sous les combles
j’écoute le son
des tambours du ciel.

Cliquetis de pluie
une machine à écrire
ne ferait pas mieux.

Chaussures oubliées
la pluie lave l’intérieur
le vent les sèche.

Sous son parapluie
une jeune fille danse…
Toupie irréelle.

Averse dans l'abbaye
manque la voûte
mon ciré aussi.

Retour sous la pluie
courbée et fascinée
par mes grolles.

Fenêtre ouverte
sur le mouillé du jardin
la maison respire.

Neige à l'écran,
pluie à la fenêtre,
jour de tempête.

Filet éphémère
tendu entre les branches -
Gouttes de pluie.

Debout sous l'auvent,
pensées dérivantes et
rideau de pluie.

Pluie intermittente
une goutte pend au nez
du bonhomme de neige.

Pluie verglaçante
mes pas hésitants
et l'envol d'un corbeau.

Matinée pluvieuse
dans les flaques cris et sauts
pieds et bas mouillés.

Pluie, pluie
si elle pouvait jouer
l'Arlésienne.

Nuit sans lune
la pluie efface
les étoiles.

Gouttes de pluie
sur les feuilles mortes
- je me sens vieillir.

Goutte d’étoile
puis goutte d’étoile et
puis la pluie.

L’heure du goûter
dans le dos de nounou
l’enfant happe la pluie.

Rideau de pluie
même les cygnes –
gris.

Sans relâche
le grésil fouette la vitre
un livre pour veiller.

Le ciel est noir
l’orage se déchaîne
parc abandonné.

Sous une pluie battante
comme feuille au vent
il est parti.

Pluie –
les assoiffés
dansent de joie.

Enfin aimer la pluie
après des années
d’exercices.

Pluie de mots –
ma feuille
inondée.

Bourrasque d'automne -
le ballet des feuilles sèches
juste avant la pluie.

Vitre ruisselante -
de son doigt l'enfant dessine
un parapluie.

Averse au jardin -
le volubilis se prend
pour un arc-en-ciel.

Aucune goutte de pluie -
ma grand-mère regarde
ses mains gercées.

Pluie au crépuscule -
de plus en plus lourde
la toile d'araignée.

Après la pluie -
sur les murs de la forteresse
l'arc en ciel.

Rituel magique
des souhaits de bonne année –
et pourtant il pleut !

Entre deux averses,
dans le chant du rouge-gorge,
trois gouttes de pluie.

À grands pas, l’automne…
sous les jambes des nuages,
la pluie tombe au loin.

Il pleut ! splash scouic splash
elle agace l'amour-propre,
la pompe trouée...

Ton prénom écrit
sur le trottoir à la craie,
la pluie l'a volé !

Sauter dans les flaques,
ma fille sur les épaules,
rires printanniers !

Tombe la pluie, tombe la pluie
et nos amours monotones
s'essouflent.

Pluie blanche
le macadam anthracite
fuit l'hiver.

Elle coule
s'écoule en sueur sur les vitres
goutte à goutte.

L'étang asséché -
les nuages ​​de pluie dans les yeux
de grenouilles mortes.

Signes de pluie -
le vieil homme pousse son bateau
sur l'étang asséché.

Pluie sans fin -
l'enfant aveugle en essayant
d'attirer une arche.

Demandons à la pluie
quelle fleur s’épanouira
la première.

Sous ces trombes d’eau
comme il serait charmant de s’y blottir
à deux.

Goutte à goutte la pluie
déteint le tapis
sous mes pas.

Pluie sur les fougères -
le sous-bois est dispersé
par ces éclats d'eau.